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Guerre en Ukraine : un an après, poursuivre le soutien

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Il y a un an, le 24 février 2022, débutait la guerre en Ukraine. Douze mois plus tard, les besoins humanitaires sont toujours criants et les Ukrainiens souffrent au quotidien des affrontements et des bombardements, du froid, du stress et des coupures d’électricité, de gaz, d’eau et d’Internet. Le Secours Catholique, qui a collecté plus de 6 millions d’euros, continue de se mobiliser sur place via ses partenaires.

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17 millions : c’est le nombre d’Ukrainiens qui ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire d’après l’ONU. Parmi eux, plus de 10 millions ont des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité en raison des destructions massives causées par la guerre.

« Du fait des bombardements intenses, les personnes souffrent : elles sont choquées, elles ont peur et elles souffrent de la pénurie d'énergies (électricité, gaz...). Mais le pire c’est le manque d’eau potable ainsi que la défaillance des moyens de communication, quand il devient impossible de joindre ses proches. Et la proximité du front empêche les transports des biens de première nécessité », relate Galina Poliakova, directrice exécutive de TLU (Turbota pro Litnih v Ukraini), un partenaire du Secours Catholique en Ukraine.

Pour les 5,9 millions de déplacés internes et tous les autres Ukrainiens restés chez eux, l’hiver a été rude avec les privations d’énergie et l'instabilité du logement pour les déplacés.

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Les partenaires du Secours Catholique, comme Caritas Spes Ukraine, ont distribué ces derniers mois des couvertures, de l'argent en espèces, de l’eau potable, des kits d’hygiène et de l’aide alimentaire, et ils ont rénové des abris. « Nous faisons face à du stress prolongé et à un haut niveau de fatigue : à côté de l’aide humanitaire basique, les Ukrainiens ont aussi besoin de socialisation et de soutien psycho-social », ajoute Natalia Tserklevych, directrice des programmes de Voice of children, autre partenaire du Secours Catholique.

Enfants et personnes âgées

Les ONGs soutenues veillent à proposer des temps d’écoute aux Ukrainiens pour faire face aux traumatismes de guerre. Voice of children apporte particulièrement un soutien aux enfants dans des zones ayant été fortement bombardées. « Les enfants ont envie d’un retour à une vie normale. De fait, beaucoup restent à la maison. Et à cause des coupures d’électricité, les élèves ont des difficultés à étudier en ligne. C’est pourquoi nous rénovons des abris anti-bombes dans les écoles pour que les enfants puissent y retourner, au moins une partie de la semaine », explique Natalia Tserklevych, de Voice of children.

Quant à TLU, il se concentre sur l’aide aux personnes âgées. « Nous rendons visite aux personnes âgées seules et démoralisées à la maison. Nous les informons sur la situation dans la ville, nous leur indiquons par exemple quels magasins sont ouverts, et les lieux de distribution d’aide alimentaire qui peuvent leur fournir de la nourriture et de l’eau », témoigne Galina Poliakova. Sur place, les partenaires travaillent main dans la main avec les pouvoirs publics, notamment les municipalités. On estime que plus de 250 000 civils ont ainsi reçu de l’aide en 2022 en Ukraine via les partenaires du Secours Catholique.

7,83 millions d’Ukrainiens ont par ailleurs quitté leur pays depuis le début du conflit il y a un an et sont réfugiés dans les pays voisins. En Pologne, le Secours Catholique soutient la Caritas qui offre abris, soins et aide financière à ceux qui s'y sont installés. Caritas Pologne veille désormais à intégrer les réfugiés en leur proposant des cours de langue et un soutien pour trouver un emploi.

Tente humanitaire de Caritas Pologne
© Caritas Pologne
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En France, une coordination associative au service des réfugiés ukrainiens

Le Secours Catholique joint ses efforts à d’autres associations afin d’accompagner, partout en France, une partie des 65 358 personnes de nationalité ukrainienne* réfugiées dans notre pays.

En France, dès les premiers jours du conflit, le Secours Catholique s’est mobilisé à l’échelle nationale en associant ses efforts à ceux de la Fédération de l’Entraide Protestante (FEP), de JRS France et de la Pastorale des Migrants pour répondre au mieux aux urgences des personnes en provenance d’Ukraine. Ce partenariat a pour objectif de coordonner les actions et les réseaux bénévoles afin d’apporter une aide concertée et complémentaire à celle de l’État.

Accueil, hébergement citoyen, accompagnement dans les démarches administratives, inclusion sociale… Partout en France, les délégations du Secours Catholique ont répondu présent. À Orléans (Loiret), l’association a ainsi accompagné une centaine de familles en attente de l’aide de demande d’asile de l’État, en leur proposant des aides financières pour l’achat de produits alimentaires et d’hygiène. Les boutiques solidaires ont accueilli ces familles afin de leur fournir des vêtements. Des aides à la prise de rendez-vous médicaux ont été proposées ainsi que des visites fraternelles pour permettre aux personnes logées à l’hôtel de ne pas rester isolées.

Plus à l’est, les équipes de Besançon (Doubs) sont mobilisées pour proposer des cours de français ou encore pour mettre en relation les nouveaux arrivants avec des citoyens souhaitant les héberger.

Cet accompagnement fraternel par les bénévoles du Secours Catholique ne se limite pas aux ressortissants ukrainiens, mais concerne toutes les personnes qui se sont exilées en France pour fuir une situation de conflit dans leur pays.

*Nombre de personnes recensées à l’entrée du territoire national entre le 24 février et le 1er décembre 2022. Source : Ministère de l’Intérieur
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Auteur et crédits
Texte : Cécile Leclerc-Laurent ; Dimitri Partouche - Photo : © Caritas Pologne