Délégationdu Rhône

Liberté, égalité, sans préjugés !

Journée de mobilisation à Lyon le 8 avril 2017

Lors de la campagne « Liberté, égalité, sans préjugés » de l’association, un des deux bus du Secours Catholique qui ont sillonné la France en mars et avril 2017 s’est arrêté à Lyon, place Louis-Pradel. Un événement appelant à une « révolution fraternelle ».

Journée de mobilisation à Lyon le 8 avril 2017

publié en juillet 2017

Les préjugés discriminants abîment les personnes les plus précaires, divisent, opposent et quand ils sont répétés, finissent par désagréger notre tissu social et aggraver la pauvreté. Aussi le Secours Catholique a fait de la lutte contre les préjugés un axe central de son plaidoyer. Déconstruire les préjugés, c’est redonner aux personnes en situation d’exclusion une place digne, c’est penser des solutions nouvelles garantissant la place et la contribution de chacun dans la société.

À Lyon, le 8 avril, bénévoles, personnes vivant la précarité et salariés du Secours Catholique, acteurs de solidarité, ont échangé avec les passants et « déconstruit » les préjugés qui touchent les plus fragiles. Nous entendons trop souvent, par exemple, « que les pauvres sont des assistés qui vivent bien avec les aides sociales ». Pourtant 35 % des personnes pouvant disposer du revenu de solidarité active (RSA) n’en font pas la demande. Rappelons que le montant du RSA est de 470 euros pour une personne seule. Les bénévoles du Secours Catholique qui rencontrent les personnes vivant la précarité témoignent de la réalité des situations, des difficultés et des dysfonctionnements. Confronter ces faits et ces informations précises aux préjugés participe à la lutte contre les idées préconçues. Nous affirmons que les chômeurs cherchent un emploi, que les migrants constituent une richesse pour notre pays…

Lors de cette journée à Lyon de nombreuses animations – telles que la déambulation d’« hommes-sandwichs », l’installation d’un mur d’expressions, de jeux, d’expositions… – ont permis d’interpeller les passants sur la question de la fraternité et surtout de débattre et d’échanger sur la société que nous voulons pour demain. Des personnes qui ont connu ou connaissent encore la précarité ont dialogué avec beaucoup d’énergie et de joie directement avec les passants. En une révolution fraternelle, musiciens, percussionnistes, chanteurs, slameurs et aussi danseurs réunis en « flashmob » ont fait battre à l’unisson les cultures.

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