Pour le Secours Catholique, les jardins n’ont pas pour seul objectif de faire pousser fleurs et légumes. Ils permettent aussi des rencontres entre les jardiniers, été comme hiver. Cette activité se fait souvent en partenariat avec d’autres associations. Les mairies n’hésitent pas à apporter leur aide, que ce soit en prêtant un terrain ou en accordant des subventions. Le conseil régional, lui aussi, contribue financièrement à la réussite des différents projets. À Belleville-sur-Saône, le Secours Catholique travaille en partenariat avec le centre social, la Maison du Rhône et la Mutualité sociale agricole.
L’été est la période des récoltes, mais c’est aussi celle des rencontres avec les personnes qui aident au bon fonctionnement des jardins.
Pour Caluire ce sera un repas partagé. À Belleville-sur-Saône, ce sera un barbecue et, au début de juillet, une journée « portes ouvertes » pour toutes les personnes qui contribuent à la réussite des jardins. La mairie est, elle aussi, de la partie.
À la belle saison, le jardin de Caluire est ouvert deux après-midi par semaine, et les bénévoles assurent une présence à chaque ouverture.
L’hiver n’est pas une saison morte. À Caluire, on récolte surtout le bonheur de se retrouver deux matinées par semaine soit pour des activités, soit tout simplement pour échanger.
L’hiver est aussi la période des bilans. À Belleville, un bénévole a rencontré individuellement tous les jardiniers qui, ainsi, ont pu s’exprimer. Les jardiniers apprécient les échanges sur les savoir-faire et les astuces.
Que ce soit à Belleville ou à Caluire, en dehors de la culture de leur parcelle, tous les jardiniers participent aux activités communes, soit dans l’entretien des chalets, des parties communes ou dans la culture des parcelles cultivées en commun.
Caluire insiste sur l’aspect écologique des jardins. La « farine de plume » et le fumier de cheval échangé contre un nettoyage des écuries remplacent les engrais chimiques. Un fermier fournit également le fumier aux jardiniers de Belleville.
Les jardins permettent de savourer de bons légumes, mais cette activité développe aussi la solidarité et l’entraide entre les jardiniers. Grâce aux jardins, c’est toute une chaîne d’amitié qui se crée, et une collaboration qui s’établit avec d’autres associations et aussi avec les mairies et le conseil régional.
Les légumes ont un bon goût de solidarité et les fleurs sentent bon l’amitié.